Vocabulaire et règles de la poésie

En vue de l’étude de poèmes de la littérature française, voyons ensemble le vocabulaire et les règles de la poésie, en français.

Vocabulaire et règles de la poésie- Le Vocabulaire de base

Une rime est un son est similaire à un autre son. (Exemple: voile et étoile sont deux mots qui riment)

Un vers est une ligne de poème (Exemple: “Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles”)

Une strophe est le nom qu’on donne, en poésie à un paragraphe. (Par exemple, dans l’extrait de poème presenté en dessous, il y a deux strophes.)

Un pied c’est un groupe de lettres qui forme un son. En prose, on appelle ç aune syllable. En vers, on dit plutot “un pied”. (Par exemple: fa-ti-gué est un mot de trois syllables, din-don est un mot de deux syllables et chat est un mot d’une syllable). On compte tres souvent le nombre de pieds, dans les vers, en poésie, pour comprendre le rythme et “la musique” des mots.

Vocabulaire et règles de la poésie – Quelques formes poétiques habituelles

Les vers de huit pieds s’appellent des octosyllabes. Ce sont des vers que l’on retrouve assez fréquemment au Moyen-Âge.

Les vers de dix pieds s’appellent des décasyllabes. Nous avons découvert un texte en décasyllabes avec le Prologue de Gargantua.

Nous avons aussi vu que le Prologue de Gargantua a la forme d’un dizain, c’est-à-dire d’une strophe composée de dix vers.

Les vers de douze pieds s’appellent des alexandrins. C’est la forme poétique la plus classique de la littérature française. Nous avons découvert un texte en alexandrins en étudiant « Heureux qui comme Ulysse » de Joachim Du Bellay.

A l’occasion de la lecture de ce poème, nous avons également appris que sa forme était celle d’un sonnet. Un sonnet est un poème qui se compose de deux quatrains, suivis de deux tercets. Un sonnet compte donc toujours 14 vers. Le sonnet est, lui aussi, une forme très classique de la poésie française.

Vocabulaire et règles de la poésie – Compter les pieds des vers

Sur le principe, ce n’est pas très difficile de compter les pieds quand on sait prononcer les mots:

Exerçons-nous à compter les pieds de ces vers (et parties de vers)…

“De chanter veut avoir le prix,”

“Plus mon petit Liré”


Comment prononcer les « e », muets ou non, en poésie ?

Ce qui est parfois difficile, c’est de compter les syllabes avec des “e”.

S’ils sont placés devant une voyelle (a, o, e, i, u, ou, eu…), les « e » sont muets, c’est-à-dire qu’on ne prononce pas leur syllabe.

S’ils sont en fin de vers, les « e » sont également muets (on ne prononce pas leur syllabe)

S’ils sont placés devant une consonne (a, o, e, i , u, ou, eu…), les « e » doivent être prononcés comme une vraie syllabe séparée.

Prononcer les « e », muets ou non, en poésie – Exercice

Exerçons-nous à compter les pieds des vers, en prenant garde à la prononciation des “e”:

Exemple :

« Il tire, traîne, geint, tire encore et s’arrête. » (Victor Hugo, Les Contemplations)


Réponse :

Il y a douze syllabes. C’est un alexandrin.

Exercice : Lire correctement le poème « Heureux qui Comme Ulysse… »

Essayez de lire correctement ce poème, en prenant en compte les règles de prononciation des « e » muets

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme celui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison,
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine,

Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur angevine.

Joachim Du Bellay, Les Regrets, 1558


Exercice : Lire correctement « Heureux qui Comme Ulysse… » – réponses

Lecture des deux quatrains

Lecture des deux tercets:

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